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Les 6 idées à retenir du Forum Entreprises 2.0

Le 25 novembre 2014, publié par Martin Cloutier

tags : Performance, Productivité

 
Plus de 200 personnes étaient présentes le mercredi 5 novembre dernier à la troisième édition du Forum Entreprises 2.0, qui s’est déroulée au Palais des congrès de Montréal. Cet événement couru, organisé par Technologia avait comme thème : « Comment augmenter la productivité au sein de nos entreprises ». Martin Cloutier, associé et psychologue organisationnel chez SPB Psychologie organisationnelle, nous présente les six éléments qu’il ne fallait pas manquer lors de cet événement.


1.    Le Québec souffre d’un enjeu important de productivité

La population vieillissante qui mène aux départs à la retraite des baby-boomers représente un défi de taille lorsque nous comparons les données recensées au reste du Canada et ailleurs dans le monde. René Vézina, journaliste et chroniqueur au journal Les Affaires et au 98,5 FM, a brillamment exposé la situation précaire dans laquelle l’économie et les entreprises du Québec se trouvent. À son avis, l’une des raisons principales à la sous-productivité au Québec est le faible niveau d’investissement en technologies de l’information. Pour chaque dollar investi en TI par nos voisins du Sud, le Québec investit à peine un peu plus de 50 sous. De plus, les entreprises ont la fâcheuse habitude d’investir de l’argent une fois les succès obtenus plutôt qu’avant, lorsque la croissance est au ralenti.



2.    Trop intelligent pour innover?

Marc-André Bovet, PDG de l’entreprise innovatrice québécoise Bone Structure, soutient que l’innovation doit être la priorité des organisations. Il affirme que, plus on est intelligent, moins on ose. Monsieur Bovet a mis de l’avant l’importance de créer un environnement laissant place à l’innovation au sein des entreprises. Selon lui, travail collaboratif et plaisir mènent assurément à l’innovation.

 

3.    Fini l’ère du « un chausson avec ça »!

Yves Harvey, travaillant au sein de la multinationale Microsoft, a exposé de façon éloquente l’avènement d’une nouvelle ère, soit celle du client. Avec les nombreuses innovations associées aux nouvelles technologies, les entreprises n’ont plus le choix de personnaliser les produits pour chaque personne. Le Big Data permet de proposer à tous les clients un produit ou un service qui répond à son profil de consommateur. Quarante-trois pour cent des chefs de file se consacrent à l'expérience client avancée. Pierre Lamarre, directeur ingénierie et solutions chez SAP Canada, renchérit en mentionnant que l’hyperpersonnalisation du service client est source d’innovation.

 


4.    Fini la simplicité?

Toujours selon monsieur Pierre Lamarre, 90 % des cadres de niveau exécutif affirment que les affaires deviennent plus complexes. Chez SPB, nous pensons que la globalisation des marchés, les changements incessants sur le plan technologique et les croissances anémiques sur le plan économique amènent les décideurs à penser différemment et forcent l’innovation. Les hauts dirigeants se voient constamment sollicités, et l’élaboration d’une vision se complexifie, ne pouvant durer plus d’un an. Faire un plan quinquennal est devenu un exercice périlleux et souvent très approximatif.
 


5. Les RH au cœur de l’innovation

Pierre Fortin, économiste québécois chevronné a dit que « la croissance de la productivité, c’est l’investissement dans les compétences ». Toutefois, selon monsieur René Vézina, journaliste et chroniqueur, peu d’entreprises semblent croire à cette prémisse étant donné le faible niveau d’investissement en développement des compétences lors de période de morosité économique. Selon Yves Harvey, spécialiste chez Microsoft, l’innovation doit être une combinaison de tous ces éléments : processus + main-d’œuvre spécialisée + outils et systèmes à la fine pointe.













 

6.     Big Data par-ci, Big Data par-là…

Si vous ne connaissez pas encore le Big Data, il serait bien de vous y mettre! La grande majorité des conférenciers ont abordé ce sujet lors du forum. Bien implanté sur le plan des opérations, du marketing et des finances, le Big Data doit de plus en plus être maîtrisé par la fonction RH afin que celles-ci puissent générer et interpréter des variables comme le niveau d’absentéisme, la fréquence des accidents de travail, les évaluations des superviseurs et explorer les liens qui unissent ces variables. Les conclusions qui ressortent de ces analyses permettent d’éclairer les décisions concernant la sélection et le développement des employés, ce qui représente des appuis de taille aux différentes initiatives RH. En effet, les firmes technologiques qui dictent la vive allure de notre rythme de vie investissent des milliards de dollars pour utiliser les nombreuses informations stockées dans moult serveurs hébergés partout sur la planète.

Bref, nous retenons que les leaders RH doivent trouver et prendre leur place dans le Québec d’aujourd’hui, afin de faire face à l’un des enjeux les plus critiques, soit celui de la productivité. Chacune des conférences auxquelles nous avons assisté a mis en lumière l’importance du facteur humain dans le processus d’innovation.

La gestion du changement apparaît comme un facteur clé dans le processus d’innovation. Si les leaders RH se donnaient le droit de jouer un rôle plus central au sein des comités de direction et des différents comités auxquels ils prennent part, peut-être que le Québec serait plus innovant et productif… Alors RH, OSEZ INNOVER!


Lisez l’article de Julie Carignan sur la place qui revient aux RH.


 


Monsieur Martin Cloutier est associé chez SPB Psychologie organisationnelle. Auparavant, il a occupé les rôles de directeur, gestion de comptes et relation client, de directeur des opérations et de directeur des services de Solutions de sélection et de Solutions électroniques.

Monsieur Cloutier a obtenu son diplôme en 2004 et à ce jour, il a effectué plus de 1000 évaluations de potentiel auprès d’une clientèle diversifiée. Il évalue des cadres de premiers niveaux, de niveaux intermédiaires et supérieurs en contexte de sélection, de promotion, d’identification et de planification de la relève, de gestion de carrière et de développement des compétences. 


Texte révisé et édité par Geneviève Riendeau

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