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Dr Robert Hogan | Les partis pris inconscients

Le 25 novembre 2014, publié par Dr Robert Hogan

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Les psychologues définissent les partis pris inconscients en termes de souvenirs que l’on refoule ou chasse de sa conscience, mais qui exercent malgré tout une influence sur certains aspects de la vie (par exemple, la peur inexplicable des hauteurs, des endroits clos ou des araignées). Sous le point de vue des psychologues, les partis pris inconscients indiquent presque toujours un état pathologique.

 

Quant aux sociologues, ils considèrent que les partis pris inconscients sont des influences culturelles que l’on juge normales en raison de l’éducation reçue (racisme, sexisme, respect de l’autorité, esprit d’économie). Sous le point de vue des sociologues, ces partis pris peuvent être positifs (comme la valorisation de l’ardeur au travail) ou négatifs (comme la recherche des intérêts personnels).

 

Les psychologues n’ont jamais démontré de façon convaincante l’existence des partis pris inconscients tels qu’ils les décrivent. En revanche, les sociologues peuvent aisément démontrer, par exemple, les effets de bons principes d’éthique de travail sur le revenu d’une personne.

 

L'inventaire des motivations, valeurs et préférences s’appuie sur le modèle sociologique de partis pris inconscients. Les valeurs fondamentales d’une personne façonnent son comportement dans une bien plus large mesure qu’elle ne pourrait le croire. Par exemple, ce sont ses valeurs fondamentales qui font qu’un leader accorde de l’attention à une chose et non à une autre, qu’il recherche tel comportement chez ses subordonnés et réprouve tel autre. Un leader peut améliorer son rendement en comprenant ses partis pris inconscients, dont en voici quelques exemples.


Reconnaissance : la personne cherche à être le centre d’attention, tient pour acquis que les autres ont autant besoin d’attention; la modestie ne lui est pas familière.
Pouvoir : la personne veut gagner et se démarquer, tient pour acquis que les autres ont un esprit aussi compétitif qu’elle, fuit les personnes qui n’ont pas la volonté de gagner.
Hédonisme : la personne recherche le plaisir et les échanges, tient pour acquis que les autres veulent eux aussi avoir du plaisir et ne comprend pas ceux qui prennent les choses au sérieux.
Altruisme : la personne veut aider les gens vulnérables ou persécutés, tient pour acquis que les autres se préoccupent tout autant de leur sort, ne comprend pas le besoin d’autonomie.
Affiliation : la personne recherche les occasions de réseautage, tient pour acquis que les autres ont ce même besoin d’interaction et ne comprend pas les personnes qui ne veulent pas faire partie de groupes.
Tradition : la personne respecte la hiérarchie, les règles et la tradition, tient pour acquis que les autres sont aussi conventionnels qu’elle et voit d’un mauvais œil toute forme de non-conformisme.
Prudence : la personne n’aime pas prendre des risques ou s’engager dans des activités hasardeuses, tient pour acquis que les autres sont aussi prudents qu’elle et ne comprend pas ceux qui aiment l’imprévu et cherchent à explorer les limites.
Matérialisme : la personne collectionne les symboles concrets de réussite, tient pour acquis que les autres sont aussi matérialistes qu’elle et ne comprend pas ceux que l’argent indiffère.
Esthétique : la personne recherche un milieu attrayant, tient pour acquis que les autres accordent autant d’importance à la qualité qu’elle et ne comprend pas ceux qui n’ont pas le goût du beau.
Science : la personne aime résoudre des problèmes qui font appel à la logique et à l’examen de données, tient pour acquis que les autres ont autant à cœur de trouver la réponse et ne comprend pas les décisions intuitives ou non rationnelles.

 

*Cet article a été publié initialement sur le site Hogan Assessments, et il est reproduit et traduit avec l'autorisation de Hogan Assessment Systems.

 

Accédez à sa biographie complète

Robert Hogan secoue la communauté psychologique depuis les années 1960. « J'ai consacré ma carrière à la défense de l'étude de la personnalité, envers une source apparemment inépuisable de critiques universitaires. » Premier psychologue à démontrer le lien entre la personnalité et l'efficacité organisationnelle, Robert et sa conjointe Joyce fondent Hogan en 1987. Il est aujourd'hui la principale autorité en matière d'évaluation de la personnalité et de leadership. « Pour les sceptiques qui doutent de la pertinence, voire de l'existence de la personnalité: Croyez-y ou subissez les conséquences. La personnalité est réelle et elle détermine la carrière des individus et le sort des organisations. »


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